Mesdames, Messieurs, Famille, amis, proches de Pascal,
Nous sommes réunis aujourd’hui pour rendre hommage à Pascal, évoquer son parcours, ses combats, ses joies, et surtout l’homme qu’il était pour chacun d’entre nous.
Pascal est né le 23 avril 1966. Il était le deuxième d’une fratrie de trois garçons, entouré de ses frères Laurent et Bruno.
Il est né de l’union de Gisèle et Roger, son père aujourd’hui disparu.
Petit garçon fragile, de petit gabarit, Pascal a pourtant très vite montré une personnalité lumineuse.
Enfant joyeux, farceur, drôle, il aimait faire le pitre et amuser ceux qui l’entouraient. Il avait déjà ce goût du rire, ce besoin de créer de la joie autour de lui, parfois avec une imitation, parfois avec une blague, toujours avec beaucoup de naturel.
Adolescent, il suit des études de comptabilité et obtient un baccalauréat professionnel.
Sa vie professionnelle est faite de petits boulots, de différentes expériences, avec toujours cette idée de construire sa place et d’avancer avec courage et persévérance.
Puis, en 1997, la vie lui offre une rencontre importante : celle d’Hélène.
De leur union naît Salomé, qui deviendra l’un des plus grands bonheurs de sa vie.
Pascal était un papa profondément aimant.
Un véritable papa poule. Il aimait préparer Salomé le matin, l’emmener à la crèche puis à l’école, participer aux fêtes scolaires, partager des sorties au restaurant, l’accompagner à la piscine, au tennis ou encore lui faire découvrir des lieux qu’il affectionnait particulièrement, comme le Jardin d’Acclimatation ou le parc de La Villette à Paris.
Les vacances faisaient aussi partie des moments précieux de leur vie de famille. Avec Hélène et Salomé, Pascal a partagé de nombreux voyages : la Normandie, la Bretagne, la Gironde, le Pays basque, le sud de la France, mais aussi les îles anglo-normandes comme Jersey.
Des souvenirs simples et heureux, qui resteront gravés dans les mémoires.
Pascal était un grand passionné de sport.
Depuis l’enfance, il aimait le football, vénérait Pelé et Maradona, et supportait avec ferveur l’Olympique de Marseille. Il pratiquait le tennis de table en compétition, suivait le rugby avec passion, notamment l’équipe de Toulon, et ne voulait manquer aucun grand événement sportif, allant parfois jusqu’à se lever très tôt ou au milieu de la nuit pour regarder un combat de boxe ou un match de NBA à la télévision.
Il aimait aussi les promenades en forêt, notamment à l’époque où il partageait sa vie avec ses deux chiens. Pascal, c’était un homme qui appréciait les plaisirs simples : les bons restaurants, les moments de convivialité, les vacances, les discussions passionnées. Un véritable épicurien de la vie.
Côté musique, il avait des goûts éclectiques : il aimait autant le rap que le rock, preuve encore de sa curiosité et de son ouverture.
Pascal, un homme cultivé, passionné d’histoire. Il s’intéressait aux grandes dynasties grecques, romaines, russes ou chinoises, et connaissait avec précision les grands événements historiques des 18, 19 et 20ième siècles. Ceux qui échangeaient avec lui sur ces sujets savaient à quel point il pouvait être passionné et intarissable.
En 2024, la vie lui impose une terrible épreuve : un cancer colorectal de stade 4. Très vite, les traitements s’enchaînent : chimiothérapies, radiothérapies, opérations, combats quotidiens contre la maladie. Pourtant, malgré la douleur et les difficultés, Pascal reste positif. Il décide de se battre avec courage, avec ténacité, fidèle à ce qu’il a toujours été : un homme persévérant et combatif.
Pascal était profondément généreux. Joyeux, blagueur, attentionné, loyal, opiniâtre, tenace. Il pouvait aussi être étourdi, rêveur parfois, et c’est aussi ce qui le rendait attachant.
Il entretenait des amitiés précieuses et fidèles depuis l’enfance, avec Long, Tony, Ahmed ou Mezba. Il était également le parrain de Pauline, la fille de Long, rôle qu’il prenait à cœur. Au fil de sa vie professionnelle, il avait aussi créé de véritables relations d’amitié avec Hafida, Carine, Valentine, Meriam, Marianne et son manager Arnaud.
Et puis, il y avait toutes ces anecdotes qui racontent si bien qui il était.
Cette fois où, lors d’un simple contrôle routier, il réussit à faire rire une jeune gendarmette au point qu’elle se fasse rappeler à l’ordre par son commandant. Ou encore cette histoire improbable devant un tribunal, après une petite altercation alors qu’il arbitrait, au pied levé, une finale d’un tournoi de tennis. Avec son humour légendaire, Pascal expliqua à la juge qu’il ne pouvait tout de même pas dire au père du jeune joueur que son fils était “nul au tennis et que c’était pour cette raison qu’il avait perdu le match et qu’il devait changer de sport”. Une phrase qui déclencha les rires dans la salle y compris celle de la Juge…
Et puis, il y avait ce quotidien parfois plein de distractions et de tendresses. Comme ces matins où Salomé partait à l’école… en chaussons au lieu de ses chaussures.
Ou encore ce jour mémorable où, après qu’on lui avait rappelé toute la veille de ne pas oublier de sortir la poubelle, Pascal attrapa machinalement… le sac poubelle au lieu du cartable, et accompagna sa fille à l’école sans se rendre compte de son étourderie, pour finir par arriver en retard à son rendez-vous professionnel.
Ces moments faisaient rire tout le monde, et aujourd’hui encore, ils continueront de faire sourire ceux qui les racontent.
Aujourd’hui, au moment de lui dire au revoir, nous choisissons de garder de Pascal l’image d’un homme profondément humain.
Un homme qui aimait rire, partager.
Un mari, un père dévoué, un ami fidèle, un frère, un fils, un parrain, un passionné de la vie.
Son absence laisse un immense vide. Mais tout ce qu’il a donné, tout ce qu’il a transmis, tous ces souvenirs, eux, resteront vivants.
À toi, Pascal, merci pour les rires, pour les souvenirs, pour l’amour donné sans compter.
Que ton repos soit doux, et que ton souvenir continue longtemps d’éclairer ceux qui t’aiment.